Éveil

En Mai, on parle motricité avec May!

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Chez Marcel et Joachim, nous croyons que le livre est un allié précieux pour le développement de la motricité du tout-petit. Motricité fine des mains, bien sûr, mais pas seulement! Placer un livre sur son tapis d’éveil peut l’inciter à bouger, un livre miroir peut le motiver pour relever la tête quand il est sur le ventre… C’est aussi pour cette raison que nous publions des livres pour les tout-petits.

MAY APP MJ

Pour parler motricité avec une experte, nous avons invité May, l’app où les parents peuvent dialoguer en illimité avec des professionnels de santé spécialisés dans l’enfance et expérimentés, 7 / 7 de 8H à 22H! (Vous pouvez d’ailleurs la tester gratuitement tout le mois de mai, en la téléchargeant sur l’apple store ou google play.)

Sophie Ménin, psychométricienne depuis plus de 20 ans et collaboratrice de May, nous donne quelques clés pour mieux comprendre et aider nos tout-petits à se mouvoir et à explorer le monde.

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Le développement de la motricité s’appuie sur la maturation neurologique, c’est-à-dire le développement du système nerveux central.

À la naissance, l’enfant a une motricité réflexe qu’il ne contrôle pas. C’est le développement moteur qui le fait passer à une motricité consciente et volontaire, grâce à la myéline! Celle-ci permet aux ordres du cerveau d’arriver au bon muscle. Petit à petit, elle va recouvrir tout le système nerveux central, et les ordres envoyés par le cerveau vont pouvoir arriver volontairement jusqu’aux muscles qu’il souhaite commander.

Le développement psychomoteur est ainsi génétiquement programmé, dans un certain ordre: la myélinisation se fait de la tête vers le bas du corps et de l’axe vers les extrémités. Au fur et à mesure, le cerveau va prendre le contrôle de la tête, puis du haut du corps, du dos, du bassin, et enfin des jambes et des pieds. Un des premiers marqueurs de la myélinisation est donc le sourire volontaire. La dernière étape du développement psychomoteur est l’acquisition de la propreté, avec le contrôle du muscle des sphincters, les plus bas de la moelle épinière.

Il est très important de comprendre ce mécanisme, pour ne pas brûler les étapes !

On est parfois tenté de vouloir mettre un enfant assis ou de le faire marcher, mais le corps de l’enfant doit être prêt, et la chronologie du développement ne peut pas être accélérée.

Notre enfant a besoin d’essayer et de s’entraîner pour y arriver.

Ces constats sont à la base du concept de la motricité libre de la pédiatre Emmi Pikler, née en Hongrie en 1902. Le Dr Pikler a ouvert la pouponnière de Loczy, dans laquelle elle développe sa théorie : « La liberté motrice consiste à laisser libre cours à tous les mouvements spontanés de l’enfant, sans lui enseigner quelque mouvement que ce soit. »

Pourquoi ? Pour lui inculquer l’estime de soi liée au fait d’être acteur de sa motricité, conscient de ses capacités. Le grand principe de la motricité libre est de ne jamais mettre un enfant dans une position qu’il n’a pas acquise de lui-même. S’il ne le fait pas tout seul, c’est que son corps n’est pas prêt à le faire.

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Pour accompagner le développement moteur de votre enfant:

1. Le laisser au sol:

C’est le meilleur moyen de l’aider : Les transat, maxicosy, etc… sont utiles ponctuellement mais n’aident pas au développement moteur.

2. Le laisser pieds nus :

Les orteils surtout, sont très utiles ! Ils ont un rôle essentiel dans l’appui et la locomotion. Enfermé dans une chaussette, ça glisse. Si l’enfant glisse plusieurs fois, il se décourage. Pieds nus, le mouvement va se faire par hasard, le cerveau l’analyse, et la motricité volontaire se met en place.

3. Choisir des jeux adaptés:

Notamment des jeux légers, car la main est très maladroite jusqu’à 9 ou 10 mois.

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Question matériel:

1. Pas de chaise haute avant que le dos soit assez tonique.

Un bon indicateur du tonus du dos est de le porter assis dos contre nous : si bébé ne se voute pas vers l’avant et ne s’arc-boute pas vers l’arrière, que l’on sent un dos bien droit, alors c’est bon. Si dans son transat il se redresse et s’assoit idem ! A noter : prenez une chaise haute qui comporte un appui pour les pieds.

2. Jamais de youpalas et autres trotteurs !

On y met souvent les enfants quand ils sont trop petits, ce qui les amène à se mettre sur la pointe des pieds. Ils développent alors un réflexe de poussée et non de marche. Enfin, l’enfant est verticalisé sans voir ses pieds. Bref, le youpala n’apprend pas à marcher, bien au contraire !

3. Ok pour le chariot de marche, si le bébé s’y met seul, quand il est prêt.

Avant le charriot, investissez dans une caisse de rangement que l’on met à l’envers et sur laquelle l’enfant va pouvoir se mettre debout et la pousser.

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En conclusion, pour accompagner nos enfants, retenons-nous de trop intervenir, et profitons plutôt du spectacle fascinant de l’enfant qui évolue dans sa motricité !

Pour aller plus loin

De la naissance aux 1ers pas de Michèle Forestier, Éditions Erès

Heureux dans son corps, heureux à la crèche de Monique Busquet , Editions Duval

La motricité du tout petit de Clémence Matéos , Éditions Duval

Périodes sensibles dans le développement psychomoteur,  collection 1001 bébés, Editions Erès

livret “la motricité libre”, Bougribouillons

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